Vénus, qui doit son nom à la déesse romaine de l'amour, et Mars, dieu de la guerre, se sont croisés au clair de Lune
le 20 février dernier. Sur cette image prise au crépuscule depuis
Charleston, en Caroline du sud, la pose de 3 secondes a également permis
de révéler la lumière cendrée baignant la partie du disque lunaire qui n'était pas directement exposée au Soleil. Depuis cette conjonction très attendue,
la Lune a fait beaucoup de chemin. Vénus est toujours bien visible à
l'ouest au crépuscule en tant qu'étoile du Berger, troisième objet
céleste le plus étincelant du ciel terrestre après le Soleil et la Lune.
Distante d'à peu près un diamètre lunaire
de Vénus, Mars, bien moins brillante, s'en est encore rapprochée le
lendemain. Depuis, elle aussi s'en est éloignée, même si elle reste
encore visible au crépuscule.
Le prix Nobel de physique
a été attribué, mardi 7 octobre, aux Japonais Isamu Akasaki et Hiroshi
Amano, et à l'Américain Shuji Nakamura, inventeurs de la diode
électroluminescente (LED) bleue. M. Akasaki est professeur à
l’université de Nagoya, tout comme M. Amano. Shuji Najamura est lui
professeur à l’université de Californie à Santa Barbara. Alors
que les diodes rouges et vertes existent depuis un demi-siècle, la
découverte d’une composante bleue en 1992 a permis la mise au point de
sources de lumière blanche beaucoup moins consommatrices d’énergie que
les éclairages traditionnels et de développer
des disques optiques de plus grande capacité. La diode bleue permet
aussi d’éclairer les écrans à cristaux liquides (télévision,
smartphones, tablettes).
Les trois chercheurs sont consacrés
pour cette invention qui permet des économies d'énergie très
importantes, a indiqué le jury dans un communiqué. Il rappelle ainsi que
les lampes à diode issue des travaux des trois lauréats offrent un
rendement lumineux pouvant atteindre
300 lumens par Watt (l/W), contre respectivement 70 l/W et 16 l/W pour
les tubes fluorescents (néons) et les ampoules à incandescence. La lampe
à huile offrant 0,1 l/W. ÉCRANS PLATS, FLASHES ET LAMPES
Dans la mesure où un quart de la consommation
électrique mondiale est absorbée par l’éclairage, l’invention de la
diode bleue revêt une importance considérable en termes d’économies
d’energie, rappelle le comité Nobel, qui souligne son intérêt notamment
dans les pays en développement où l’avènement de telles diodes a pu permettre l’accès des plus pauvres à l’éclairage grâce au stockage de l’énergie photovoltaïque.
La
découverte de la diode bleue a été le fruit de plusieurs années
d’efforts des trois lauréats, qui ont persisté dans une voie de
recherche que beaucoup jugeaient alors comme une impasse. Ils avaient
choisi comme matérieau de base le nitrure de gallium. En 1986, MM. Asaki
et Amano remportèrent leurs premiers succès, mais il fallut attendre
1992 pour la mise au point d’une première diode bleue. A la même date,
M. Nakamura produisait le même résultat, avec une méthode un peu
différente de production des différentes couches de semiconducteurs
permettant l’émission de lumière bleue.
Dans la foulée, les trois chercheurs parvinrent à mettre au point un laser en lumière bleu, capable de stocker
quatre fois plus de données par unité de surface que l’infrarouge
utilisé précédemment dans les lecteurs de disques optiques. Ces
développements ont conduit à la mise au point de lecteurs de disques
blu-ray.
Il convient aussi de citer l’utilisation de ces LED bleues dans les écrans plats, les flashes et aussi les lampes que l’on peut trouver dans les smartphones, les caméras ou les appareils photos.
Pour la première fois au monde,
des physiciens sont parvenus à téléporter l'état quantique d'un photon
sur une longueur de 25 kilomètres, annonce une équipe genevoise de
scientifiques dans la revue Nature Photonics dimanche.
"L'expérience, réalisée au sein du
laboratoire du professeur Nicolas Gisin, constitue une première, et
pulvérise simplement l'ancien
Pour la première fois au monde,
des physiciens sont parvenus à téléporter l'état quantique d'un photon
sur une longueur de 25 kilomètres, annonce une équipe genevoise de
scientifiques dans la revue Nature Photonics dimanche.
"L'expérience, réalisée au sein du
laboratoire du professeur Nicolas Gisin, constitue une première, et
pulvérise simplement l'ancien record de six kilomètres établi il y a 10
ans par la même équipe de l'Université de Genève (Unige)", indique
cette dernière dans un communiqué. Popularisée par la science-fiction et
faisant penser à Star Trek, la téléportation quantique ne permet pas,
du moins en l'état actuel de la connaissance scientifique, d'envisager
un transfert d'objets usuels et encore moins d'être humains.
Des applications dans le cryptage informatique
Cette
technique devrait dans le futur néanmoins trouver des applications
intéressantes, notamment dans le domaine des télécommunications et du
cryptage informatique sur internet, selon les experts qui espèrent, qu'à
terme, la téléportation quantique permette de garantir qu'une
information envoyée d'un émetteur vers un récepteur parvienne à
destination sans être interceptée.
Dans le cadre de l'expérience réalisée à
l'Unige, les physiciens ont pris deux photons issus d'une même source.
L'un de ces deux photons a été propulsé le long d'une fibre optique,
alors que l'autre a été envoyé dans un cristal, une sorte de dispositif
de stockage de l'information du photon.Le premier photon se trouvant
dans la fibre optique, à 25 kilomètres de son frère jumeau, a ensuite
été percuté par un troisième photon. Les scientifiques ont ensuite
constaté que l'information contenue dans le troisième photon est
parvenue à se frayer un chemin au sein du cristal, sans que les deux
photons jumeaux ne se soient directement rencontrés.
record de six kilomètres établi il y a 10
ans par la même équipe de l'Université de Genève (Unige)", indique
cette dernière dans un communiqué. Popularisée par la science-fiction et
faisant penser à Star Trek, la téléportation quantique ne permet pas,
du moins en l'état actuel de la connaissance scientifique, d'envisager
un transfert d'objets usuels et encore moins d'être humains.
Des applications dans le cryptage informatique
Cette
technique devrait dans le futur néanmoins trouver des applications
intéressantes, notamment dans le domaine des télécommunications et du
cryptage informatique sur internet, selon les experts qui espèrent, qu'à
terme, la téléportation quantique permette de garantir qu'une
information envoyée d'un émetteur vers un récepteur parvienne à
destination sans être interceptée.
Dans le cadre de l'expérience réalisée à
l'Unige, les physiciens ont pris deux photons issus d'une même source.
L'un de ces deux photons a été propulsé le long d'une fibre optique,
alors que l'autre a été envoyé dans un cristal, une sorte de dispositif
de stockage de l'information du photon.Le premier photon se trouvant
dans la fibre optique, à 25 kilomètres de son frère jumeau, a ensuite
été percuté par un troisième photon. Les scientifiques ont ensuite
constaté que l'information contenue dans le troisième photon est
parvenue à se frayer un chemin au sein du cristal, sans que les deux
photons jumeaux ne se soient directement rencontrés.
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La tribologie est la science des frottements. Un
'frottement' intervient lorsque deux surfaces en contact sont mises en
mouvement l'une par rapport à l'autre, produisant une force qui s'oppose
au mouvement. La notion même de frottement est en fait très intuitive à
tout un chacun, essentiellement car nous pouvons ressentir -
physiquement - ses effets dans la vie quotidienne : se frotter les mains
pour se réchauffer, craquer une allumette, jouer du violon, glisser sur
la glace, freiner en voiture, entendre un crissement craie sur le
tableau, mettre de l'huile dans les gonds de porte, etc., on pourrait
multiplier les exemples connus de tous. La plupart de ces phénomènes
peuvent se comprendre sur la base des lois du frottement énoncées dès le
18ème siècle par Amontons et Coulomb (mais déjà mises en évidence par
Léonard de Vinci 200 ans auparavant), à partir de la notion de
coefficient de frottement. Pourtant l'évidence apparente de ce 'vieux
problème' cache l'extrême complexité sous-jacente. L'origine du
frottement fait intervenir une multitude d'ingrédients, couvrant un
spectre très large de phénomènes physiques : rugosité des surfaces,
élasticité, plasticité, adhésion, lubrification, thermique, usure,
chimie des surfaces, humidité, etc. Il y a donc un contraste paradoxal
entre la simplicité de lois du frottement et la complexité des
phénomènes sous-jacents, qui a constitué un défi majeur narguant
l'imagination des scientifiques depuis près de 500 ans. Dans cet exposé,
j'aborderai quelques manifestations du frottement sur différents
exemples illustrant la complexité du phénomène. Je discuterai ensuite
des causes du frottement, des premières interprétations de Amontons,
Coulomb et d'autres au 18ème siècle en terme de rugosité de la surface,
jusqu'aux travaux les plus modernes sur la nano-tribologie des contacts.
Je décrirai en particulier les outils d'investigation modernes, tels
que le microscope à force atomique, la machine de force de surfaces, les
simulations numériques à l'échelle moléculaire, qui permettent
désormais d'accéder aux fondements intimes du frottement aux échelles
moléculaires avec des manifestations parfois étonnantes. Le
développement de ces techniques d'investigation performantes ouvre
désormais de nouvelles perspectives dans la compréhension et
l'optimisation du frottement.